Catégories

Promotions

Meilleures ventes

Pour ou contre le fait de faire croire les enfants au Père Noël ?

Publié le : 22/12/2016 12:58:02
Catégories : Articles récents Rss feed , Enfant Rss feed

Pour ou contre le fait de faire croire les enfants au Père Noël ?

Pour ou contre le fait de faire croire les enfants au Père Noël ?

Pourquoi raconter des mensonges aux enfants ?

Il est devenu à la mode de faire le choix de ne pas raconter d’histoire aux enfants au sujet du Père Noël car il est vécu comme une tromperie de faire croire des choses fausses aux enfants.
Ces parents ont opté pour une éducation bienveillante basé sur la confiance. Il serait contre productif d’alimenter un mensonge.
Il y a après tout, il y a bien assez de choses belles dans ce monde et de magie.
Pourquoi aller raconter des histoires aux enfants ? En plus une histoire qui a été bien modifié et pervertie au fil des siècles. Vaste débat, autre sujet.

C’est un beau cadeau que d’offrir du rêve et de la magie aux enfants.

Même si personnellement je n’aime pas Noël, je ne pense pas que cela soit vraiment préjudiciable à l’enfant de lui faire croire à cette légende un certain temps.
Après tout on les emmène bien à Disney en leur montrant la Reine de Neige qui n’existe pas plus que le Père Noël. Ils pensent vraiment que c’est elle devant eux.

Raconter les histoires du Père Noël alors que l’enfant y croit, je ne pense pas qu’il y ait du tort à participer à cette légende.
Les enfants aiment croire des histoires fabuleuses, ça participe à leur imaginaire, leur donne de l’amplitude à imaginer l’impossible et des histoires fabuleuses. Alors pourquoi pas…
Ils deviendront peut-être de fabuleux conteur, réalisateurs, écrivains, dessinateurs…

Où est le risque de faire croire au Père Noël ?

A bien y réfléchir depuis un moment, et me souvenant de mes propres souvenirs sur le sujet, ce n’est pas l’histoire du Père Noël et le «mensonge» qui l’accompagne qui m’a posé problème mais le moment où j’ai cessé d’y croire.

Le danger, et là où on peut faire des dégâts, c’est lorsque l’enfant n’y croit plus mais que l’on continue de nier.
Dans mon souvenir, je savais que le Père Noël, disons plutôt que j’en étais quasiment sure, qu’il n’existait pas.
J’ai posé la question sincèrement à mes parents et ce qui m’a déçu c’est qu’ils me mentent. Bon ils l’avaient toujours fait sur le sujet, rien de plus que d’habitude.
Sauf que là que j’attendais la vérité. Et découvrir, parce que j’ai joué les espionnes, qu’ils m’avaient menti m’a profondément déçu. Et le pire c’est le fait de persister alors que je SAVAIS m’a profondément vexé à l’époque.

Ma propre expérience avec mon ainé.

Un jour mon fils est arrivé et m’a demandé si le père Noël existait.
C’était mon ainé et à l’époque ça ne faisait pas trop débat et je m’étais pas posé la question de pour ou contre, on lui racontait l’histoire du Père Noël depuis toujours.

Deux choix à ce moment là :
- continuer de mentir mais en me disant que si il pose la question c’est qu’il se doute de quelque chose et que je risque d’être prise en flagrant délit de mensonge. Me croirait-il ensuite sur d’autre sujet ?
- lui dire la vérité et briser la magie des fêtes de Noël ?

Un troisième choix appris de l’éducation non violente et toutes mes lectures sur ce sujet :
- lui dire ce qu’il attend de moi comme réponse.
Et oui il n’y a pas que Oui ou Non comme réponse possible à une question.

Quand leur dire la vérité ?

La réponse est simple … quand ils le demandent.
Et ça marche quasiment pour tous les sujets.
Et oui les enfants posent des questions mais consciemment ou non (je suis pas experte) ils savent bien ce qu’ils sont prêt à écouter.

Quand ils vous posent une question, veillez à ne pas dépasser leur attente.
Comment faire ?
Simplement en répondant du plus simple possible au plus complet, au fur et à mesure qu’il continue de poser des questions pour avoir plus d’informations.
A un moment quand ils sont satisfait de notre réponse, ils cessent simplement de poser des questions.

Et mon fils ? La suite de sa question…

Pour revenir à la question de mon fils, j’ai hésité quelques secondes, me disant ça y est, c’est la fin d’une époque, voici venu le moment où son innocence d’enfance s’envole, avant de lui dire « ben oui mon chéri, le Père Noël n’existe pas mais ça n’empêche pas de fêter ensemble Noel et de s’offrir des cadeaux »
Enfin bref un truc dans le genre.

Mais ayant hésité une seconde, j’ai eu l’idée de lui demandé.
«Toi qu’est ce que tu en penses ?»
Il m’a répondu :
«les copains disent que le Père Noël n’existe pas…
c’est vrai que le père Noel ne peut pas apporter tous les jouets à tout les enfants du monde en une seule nuit avec son traineau…
Aujourd’hui il a un traineau fusée… »

C’est la méthode du « hum…oui… ah bon » voir le livre de Faber et Mazlish Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent.

Alors pour ou contre ?

Voilà voilà :D
J’étais à deux doigts de tuer le père Noel alors que mon fils voulait juste explorer une de ses théories sur le sujet.
Lui avait encore envie d’y croire.
Piouuuuu je l’avais échappé belle :D
Pourquoi aller contre sa volonté, puisque de toute façon nous avions commencé.

Alors pour ou contre peu importe je pense, l’important est de ne pas leur mentir quand ils attendent la vérité.
C’est de ne pas se louper sur le moment pour ceux qui ont choisi de raconter l’histoire du Père Noël où il faut dire la vérité.
Et pour ne pas aller plus vite qu’eux sur le sujet, allez à taton dans votre réponse. C’est la meilleur façon de ne pas dépasser leurs attentes.
Vous verrez bien quelle réponse ils attendent.

Les enfants sont merveilleux <3

Partager ce contenu

Voir tous les commentaires (4)

Éric G. Delfosse


08/04/2017 10:56:58

Ni pour ni contre, bien au contraire... En Belgique, "dans mon jeune temps", le Père Noël n'existait pas, mais c'était sa version européenne Saint Nicolas (Santa Claus) qui distribuait des jouets et des bonbons aux enfants sages. De nos jours, St Nicolas existe toujours (ainsi que son copain le Père Fouettard), et ils gâtent encore et toujours les enfants le six décembre, mais ... mondialisation commerciale oblige ... le Père Noël le suit moins de trois semaines plus tard... J'vous dis pas la tête du portefeuille des parents qui veulent honorer relativement dignement les deux fêtes ! Non, parce que, faut pas rêver... Venir prôner le cœur plutôt que le mercantilisme, c'est bien, mais ce n'est pas encore/plus dans l'air du temps...

Elo


07/04/2017 16:09:38

Il avait quel âge ton fils qd il a été sûr que le père Noël n'existe pas pour de vrai Karine? Je te le demande parce qu'un enfant que je reçois en psychomot' a 9 ans et souhaite tjrs croire au père Noël... Hors c'est un enfant qui est en grande difficulté pour entrer dans les apprentissages lecture/écriture et je me disais que ses parents, grand-mère et frères aînés étaient bien audieux de le maintenir dans cette ignorance au lieu de l'aider gentiment à en sortir... Bien sûr comme pour ton fils, les autres enfants lui ont dit : le père Noël n'existe pas... Pour ma part je me suis contentée de lui dire que ce qui est sûr c'est que le père Noël existe d'une certaine façon puisqu'on le nomme et qu'il prend vie de cette façon mais on peut aussi nommer les dragons et les licornes... Et il a convenu que ça, ça n'existe pas pour de vrai... Il est touchant car il se questionne aujourd'hui sur le lapin et les cloches de Pâques. Il a trouvé des oeufs en chocolat dans un placard et se dit que s'il les retrouve dans le jardin à Pâques c'est que ses parents auront aidé les cloches... Bref, la réponse de Shirley me plait bien. Car effectivement " l'âge de raison" semble qd même une étape importante pour pouvoir investir les apprentissages fondamentaux... Et libre aux rêveurs de repousser cette étape... Mais au risque de prendre du retard sur des acquisitions de base. La question de la croyance peut se déployer au delà de cette question du Père Noël... Suivront les questions sur les origines du monde et les questions existentielles...

Shirley


23/12/2016 09:07:38

Je n'ai jamais aimé ce culte du père Noël, sans doute car j'ai mal vecu cette découverte du mensonge enfant. Je ne pense pas qu'il y est de "mode" mais plutôt des adultes qui n'ont pas apprécier ce joli mensonge et qui n'ont pas envie de le reproduire. J'ai joué le jeu avec ma fille, mais j'ai refusé de "trop en faire". A 5 ans, elle me posait bcp la question de savoir s'il existait ou pas, je n'ai jamais répondu mais lui demandais alors ce qu'elle en pensait. J'ai fini par lui dire que cette question était comme une enquête, que le jour où elle trouverait la réponse, une nouvelle étape dans sa vie commencerait. Peu de temps après, elle m'a affirmé qu'elle doutait de sa réalité. Je l'ai félicité, lui expliquant que c'était un rite de passage à l'âge de raison, qu'à présent elle allait à son tour connaitre la VRAIE magie, celle de faire du bien à ceux qui l'entoure, de préparer Noël ensemble, de bricoler des cadeaux ou d'en acheter. Elle était très fière et depuis 2 ans garde bien le silence auprès des autres enfants, elle me lance un petit clin d'oeil "on sait, nous, hein maman". Elle a regretté de savoir qu'il n'existait pas à quelques reprises mais Noël a pris une autre magie depuis

Sandrine


22/12/2016 17:45:47

Entièrement d'accord.

Ajouter un commentaire

 (avec http://)

PayPal